Le leasing d’art est l’un des dispositifs d’incitation à l’investissement culturel les plus puissants pour les entreprises, permettant une déduction fiscale significative des loyers et une optimisation de l’impôt sur les sociétés (IS).
La Déductibilité des Loyers : L’Article 238 bis AB
Le principal avantage fiscal repose sur la déductibilité des loyers. Contrairement à l’achat direct, où l’amortissement peut être complexe, les loyers d’une **location d’art** sont considérés comme des charges d’exploitation. Ils sont déductibles du résultat imposable de l’entreprise, réduisant ainsi l’assiette de l’impôt sur les sociétés. Cette déduction est soumise à condition : l’œuvre doit être exposée dans un lieu accessible gratuitement au public ou aux salariés, pendant la durée du contrat (par exemple, 5 ans).
Lissage de l’Investissement et Trésorerie Optimisée
Cette déductibilité est répartie sur la durée du bail (généralement **13 à 60 mois**). Cela permet un lissage du coût total de l’œuvre et évite l’impact d’une sortie de trésorerie importante en une seule fois. Les **PME et professions libérales** trouvent dans cette solution un moyen efficace de **financer une collection d’art sans mobiliser trop de trésorerie**.
Traitement de la TVA et Valeur Résiduelle
Sur le plan de la TVA, l’œuvre d’art étant soumise à une TVA réduite (souvent 5,5% ou 10%), celle-ci n’est pas récupérable directement sur l’acquisition, mais elle est intégrée au calcul des loyers. De plus, la **valeur résiduelle** en fin de contrat est généralement très faible, ce qui rend l’acquisition finale presque indolore après des années de déductions fiscales.